Et puis l'ivresse
- Laura Domartin
- 25 oct. 2017
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 oct. 2020
Car parfois les mots ne sont pas assez forts, pour transcrire les émotions. Quand la beauté d'un timbre vous bouleverse, la puissance d'une voix vous transcende, quand l'émotion vous saisi comme un frisson, qu'elle vous emporte dans un tourbillon. Quand vous avez soudainement froid tellement vous êtes ému. D'abord vient la surprise, puis l'abandon. D'abord l'éveil puis le repos. L' électrochoc puis l'ivresse. Votre poitrine vous semble bien trop étroite pour contenir toute l'émotion qui vous submerge. Vous sentez les larmes monter, elles se tiennent là au bord de vos yeux. Elles ne tiendront pas longtemps, bientôt elles dévaleront la pente de vos joues, emportées par les notes qui exaltent vos sens. Ne les retenez pas. Ces moments sont de petites merveilles à saisir au vol. Montez le son, fermez les yeux et laissez vous bouleverser. Laissez venir les émotions, lâchez prise. Déjà vous ne touchez plus terre, porté par la profondeur et le génie, la beauté et la sensibilité, c'est un véritable voyage. Ouvrez votre cœur, et laissez vous faire; la poésie tutoie la magie et la musique dialogue avec votre âme. Ce sont là de petits miracles. Si vous tendez l'oreille, vous entendrez. Au delà de la musique et de l'harmonie, c'est bien plus que cela esquisse. C'est de la beauté dont nous sommes capable. C'est de générosité dont il s'agit. De ce dont nous pouvons accoucher. Quand l'Homme se livre avec toute la sincérité du monde, qu'il donne avec toute la profondeur de son âme, et qu'il parle avec son cœur. C'est de générosité dont il s'agit. Et d'amour. Car si tout cela a un sens, j'ose espérer qu'il s'agit d'amour.
Certains me trouveront là bien naïve, mais j'emprunterai alors ces mots de Flaubert pour leur dire : "Je suis douée d'une sensibilité absurde, ce qui érafle les autres me déchire."





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