Des fleurs et le soleil
- Laura Domartin
- 10 oct. 2020
- 2 min de lecture
Un instant. Un instant pour soi. Un instant pour faire taire le vacarme, au dehors et au dedans. Un instant pour écouter, pour entendre la beauté. Et peut-être même qu’en fermant les yeux on pourra la voir. Un instant pour oublier ce flot incessant de nouvelles angoissantes, d’informations opprimantes. Il est temps de desserrer le noeud qu’on s’applique chaque jour à serrer autour de notre gorge. On sent parfois cette boule dans notre gorge, et pour cause quand on voit ce qu’on tente de nous faire avaler... Alors juste un instant, que l’on prendra aussi souvent que nécessaire pour débrancher. Pour choisir ce que l’on glisse dans nos oreilles, et nos esprits. Car à choisir je préfère faire germer des fleurs que des idées noires. Choisissons de quel coté nous souhaitons regarder. Choisissons quelle plante nous voulons arroser et voir grandir.
Mais pour le moment, choisissons de faire le vide, d’accueillir la paix et la douceur de l’instant présent. Prenons le temps de respirer et d’écouter battre notre coeur. Prenons conscience du miracle qui se joue à chaque instant sans que nous y prêtions la moindre attention. Soyons reconnaissant pour cette chose là, aussi vitale et merveilleuse soit elle. Prenons le temps d’inspirer, de faire entrer les bonnes énergies, le soleil, la lumière et l’amour. Prenons le temps d’expirer, laissons aller la colère, la peur, l’angoisse et la fatigue.
Prenons un instant pour respirer, pour faire le vide, pour apprécier l’instant présent et apprécier la beauté. Prenons un instant pour nous recentrer. Et enfin prenons un instant pour penser à toutes ces choses qui nous rendent heureux. Prenons le temps de penser à tout ce qui va bien, à tout ce qui est beau et merveilleux dans ce monde. Prenons un instant, et puis un autre, et puis prenons l’habitude de déplacer le curseur. Arrosons les fleurs et laissons entrer le soleil.
« Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir » Matisse





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